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La vie de gaucho

En Argentine, au Chili, au sud du Brésil, à Tarija en Bolivie, en Uruguay et au Paraguay, le nom de "gaucho" désigne les gardiens de troupeaux de la Pampa. Le terme viendrait soit du caló (langue gitane) "gacho" signifiant "paysan" et "amant", soit du quechua "huacchu" qui signifie "solitaire" et "orphelin".

Partez à la rencontre de ce peuple fier et nomade en découvrant les origines, les valeurs et les traditions du gaucho en Argentine.

Les origines du gaucho

L’histoire du gaucho remonte au XVIIe siècle, alors que les plaines longeant le Rio de la Plata se remplissent peu à peu de chevaux sauvages et de bovins. Laissés en totale liberté sur un vaste territoire, les animaux se multiplient au fil des ans. C’est à partir de ce moment qu’un nouveau peuple voit le jour dans une grande partie de l’Amérique du Sud, principalement en Argentine : le gaucho, sorte de cow-boy gardien de ces troupeaux sur les immenses étendues vierges de la Pampa.

La plupart du temps métis (Indien, Portugais ou Espagnol), né de la rencontre entre les autochtones et les européens, le gaucho a ses propres codes et règles. Il se définit comme un homme simple, brutal, rude, farouche et honnête.

Mais il est aussi solitaire, vagabond, et à l’occasion maraudeur et voleur de bétail, et à ces titres, marginalisé. Il se déplace à cheval soit seul, soit en petit groupe, mais jamais sans son facón, un long couteau, son lasso et ses boleadoras.

Les boleadoras (ou bolas) arme redoutable composée de 3 pierres rondes unies par des lanières de cuir, et qui, habilement lancées dans les pattes des animaux, les font chuter et les immobilisent. Les nazareñas (éperons) et le rebenque (cravache typique) complètent son équipement.

Traditions vestimentaires et culinaires du gaucho

Appelés pilchas, les vêtements et les éléments de la sellerie sont une fierté pour le gaucho.

Les chaussures

Les bottes des gauchos étaient fabriquées à partir d’une seule pièce de cuir (sans couture) provenant de jaguars, de chats sauvages, de chevaux, de pumas ou d’ânes. Les espadrilles, quant à elle, sont créées à partir de corde et de toile et utilisées pour jouer à la "pelota a paleta", qui s’apparente à la pelote basque.

Les accessoires

Les accessoires du gaucho sont aussi indispensables à sa tenue que ses chaussures. Il ne sort jamais sans son foulard, son chapeau ou sa boina (béret).

Le bas

Le gaucho porte généralement un pantalon bouffant appelé bombacho, un sur-pantalon appelé chiripá et un calzón.

La ceinture

Le gaucho porte une faja (ceinture de toile de 2 mètres de long et 10 cm de large qui maintient le pantalon), une tirador (large ceinture de cuir caractéristique) et une restra (ensemble de pièces de bronze, d’or ou d’argent qui permet de fermer le tirador).

Le haut

Le gaucho s’habille d’une chemise, d’un chaleco (gilet sans manches), d’une chaqueta (veste) et d’un poncho.

La guitare accompagne également les plus inspirés, les payadores, gauchos poètes et chanteurs. Ces derniers font le tour des campagnes et sont toujours présents aux fêtes pour faire danser, pleurer ou rire les villageois.

Quant aux habitudes alimentaires, citons le maté, l’infusion traditionnelle des gauchos, consommée chaude ou froide, mais toujours selon un rituel précis. La viande d’agneau et de bœuf grillée sur un barbecue reste une tradition actuelle, de même que d’autres plats comme les empanadas, les pasteles ou encore les tortas fritas.

La vie de gaucho : entre mythe et réalité

Véritable roi des pampas, le gaucho ne travaille pas, au sens habituel du terme. Il mène une vie de nomade (pratiquant volontiers la contrebande et le commerce illégal de cuir) qui lui vaudra une mauvaise réputation jusqu’au XIXe siècle.

Ce n’est que durant les guerres d’indépendance et les guerres civiles qu’il acquiert enfin ses lettres de noblesse. A cheval, il défend et lutte ardemment pour conserver son territoire et devient un véritable héros.

S’alliant aux armées de libération, les gauchos acquièrent rapidement la réputation d’excellents soldats. Bons cavaliers, ils connaissent la pampa par cœur et deviennent des combattants redoutables.

A l’issue des guerres d’indépendance, le gaucho, idéalisé par l’image d’un guerrier sans faille, incarne des valeurs de liberté, de courage et d’honneur.

Aujourd’hui encore, les gauchos font figure de mythes dans l’imaginaire collectif puisqu’ils symbolisent le glorieux passé de l’Argentine.

Une fête annuelle permet d’honorer le gaucho argentin. Elle a lieu le 6 décembre sous le nom de "journée nationale du gaucho".

Cette fête haute en couleur réunit chaque année près de 100 000 personnes qui célèbrent l’œuvre de José Hernández : "Martín Fierro", un poème évoquant la vie de gaucho en Argentine.

Du cheval au 4x4 : la fin d’une époque ?

Qui aurait pu penser qu’un homme aussi courageux que le gaucho pourrait se laisser déstabiliser par les moutons ? Importés d’Allemagne, les moutons ont commencé à envahir la Pampa à la fin du XIXe siècle.

Cet animal, facile à vivre et ramenant plus d’argent que les bœufs, prendra de plus en plus de place au détriment des bovins des gauchos. C’est l’arrivée du fil barbelé et du marquage des bœufs qui mettra fin à deux siècles de liberté sur la Pampa.

D’autant que, en 1856, le gouvernement a décidé de vendre une partie des territoires des gauchos, un acte qui mettra fin à leur vie de nomade sur la pampa.

Contraint de s’installer quelque part, le gaucho sera à l’origine des premières estancias, certaines comptant alors plusieurs centaines de milliers de têtes de bétail.

Aujourd’hui, le gaucho argentin existe toujours et s’adapte peu à peu à la modernité. Sa tenue vestimentaire traditionnelle n’est plus utilisée qu’au cours de certaines fêtes. Et pour se déplacer, le gaucho d’aujourd’hui oublie parfois sa monture pour la remplacer par un 4x4, plus rapide et efficace.

Ce n’est pas pour autant que la culture du gaucho a disparu, bien au contraire !
Les traditions et les coutumes sont toujours bien présentes en Argentine.

Particulièrement fiers de la beauté de leur territoire, ils tiennent leurs origines en haute estime. Et même si la plupart d’entre eux vivent et travaillent en ville, on voit toujours, au beau milieu de la pampa, des gauchos faisant paître leurs bovins, fièrement campés sur leurs chevaux.

Découvrez les estancias traditionnelles de l’arrière-pays de Buenos Aires.

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