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Chapaq Ñan, le chemin royal des incas



« Oh ! Comme de meilleures choses pourraient être dites sur Alexandre, ou sur n’importe quel autre roi puissant qui a dirigé dans le monde, s’ils avaient construit une telle route ! » citation de Pedrio Cieza de León, dans "Les croniques du Pérou".

Sentier pavé du Qhapaq Ñan dans la cordillère des Andes

La colonne vertébrale d’un Empire

Le grand chemin Inca est un énorme réseau de routes parcourant 30 000 km, à travers 6 pays actuels. Il va de la Colombie au Chili, en passant par l’Équateur, le Pérou, la Bolivie et enfin l’Argentine.

La construction du Tahuantisuyo (empire en Quechua)

Ce réseau de routes était en fait l’héritage des premières civilisations andines, comme celle de l’empire Wari. Ce n’est que vers le XVe siècle que les Incas utilisent ce maillage de chemins pour envahir les terres de différents peuples aux alentours, afin de construire un empire d’une superficie de 1 800 000 km2, soit plus de la moitié de l’empire romain à son apogée.
Les Incas consolidèrent et organisèrent ensuite ces routes pour en faire la principale voie de commerce, de mouvements militaires et d’intégration politique et religieuse. Aujourd’hui, plus de 300 sites archéologiques tout au long de cet axe témoignent de la présence de forteresses, de temples et de centres administratifs.

Statue de Pechacutec, empereur fondateur de Tahuantisuyo

Des génies de la logistique

Le réseau en lui-même est une grande réussite logistique. Les différents chemins non seulement forment un trait d’union entre les peuples andins, ils permettent de franchir des obstacles naturels comme la cordillère des Andes, et traverse des conditions climatiques parmi les plus extrêmes de la planète. Enfin, il s’agit également de la première route connectant les Andes au littoral Pacifique.
Afin de permettre une communication fluide entre les différentes régions et la capitale, les Incas mirent en place un système de relais très efficace. En effet, tous les 20 km se trouvait un poste de Chasquis. Ces derniers étaient des coursiers à pied, chargés de véhiculer des informations (sous forme de ficelles colorées) d’un poste à l’autre. Ce système, ainsi que le pavement partiel des chemins, permettaient aux troupes de Cuzco d’intervenir rapidement en cas de troubles.

Image de messagers Chasquis

La partie argentine

Environ 120 km de la voie du Qhapaq Ñan ont été conservés en Argentine, traversant les 7 provinces de Jujuy, Salta, Tucumán, Catamarca, La Rioja, San Juan et Mendoza.Sur l’ensemble de ces provinces, quelques 32 sites archéologiques ont été associés au grand chemin inca en Argentine, ainsi que 18 communautés aborigènes.

Pucara de Tilcara à Jujuy

Pucará de Tilcara est le nom donné à la forteresse construite par les Tilcaras au XIIe siècle à un point stratégique dans la Quebrada de Humahuaca. Elle fut annexée 2 siècles plus tard par les troupes Incas. Avec Terra Argentina, vous pouvez visiter les ruines de Pucará et partir en trek sur une partie du sentier de l’Inca jusqu’aux Yungas argentines.

Pucará de Tilcara

Les enfants de Llullaillaco

À Salta, au sommet du volcan Llullaillaco, se trouve le site archéologique le plus haut du monde (6739 m d’altitude). C’est à cet endroit qu’en 1999, furent trouvés les corps momifiés de trois enfants Incas, sacrifiés pour obtenir la faveur des dieux. Les corps ont été conservés par le froid pendant plus de 500 ans, et sont préservés aujourd’hui dans le musée archéologique de Alta Montaña à Salta. D’autres sites archéologiques comme celui de Tastil ou encore les ruines des Granges incas de Ploma peuvent être visités dans la province.

corps momifié d’un des enfants du Llullaillaco

Le pont de l’Inca à Mendoza

À Mendoza, au pied de l’Aconcagua (plus haut sommet de l’Amérique latine), se trouve la partie la plus au sud du Qhapaq Ñan, et notamment le fameux Pont de l’inca. La légende Inca dit que des guerriers s’embrassèrent pour former un pont et permettre le passage à leur prince souffrant, afin qu’ils puisse atteindre les eaux thermales, qui pourraient le guérir de sa paralysie. Une fois de retour, les guerriers se seraient transformés en pierre, pour que les eaux thermales soient à jamais accessibles à la famille royale. Une théorie plus récente et moins romantique, estime que le pont est le résultat d’un tremblement de terre.

Pont de l’Inca

Le chemin vers un futur meilleur

Aujourd’hui encore, le Grand chemin de l’Inca est d’une grande importance culturelle, sociale, économique et environnementale. Depuis peu, les 6 pays concernés et l’UNESCO unissent leurs forces pour mener à bien un grand projet. Ce dernier consiste concrètement en la mise en valeur de ce patrimoine culturel, de manière à générer du tourisme, et ce au profit des nombreuses communautés aborigènes vivant autour de cette ancienne route. En effet, "ce n’est pas seulement une revalorisation et un renforcement de l’identité et de la diversité culturelle, mais également une source capable de générer des initiatives de développement local, contribuant à la préservation de l’environnement local et à l’amélioration des conditions de vie des communautés de Jujuy, Salta, Tucuman, San Juan, Catamarca et Mendoza" affirme la ministre de la culture argentine Teresa Adelina Sellares.

célébration de la nomination du Qhapaq Ñan au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO

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